Obscurcis Romancia

Obscurcis Romancia tracks

Lyrics

1. PRELUDE A LA NUIT

(Instrumental)




2. LA SOMBRE MELODIE DU BARDE NOIR

Il était une fois dans une contrée lointaine,
Un petit village isolé où la monotonie règne.
Depuis la mort de leur barde qui animait les soirées,
Les affres de l'ennui se sont abattus sur les villageois.

Un jour, un mystérieux homme arriva la harpe à la main
Et tous se réunirent autour de ce barde étranger.
Il demanda refuge pour la nuit en échange de ses services,
Le chef du village accepta et tous manifestèrent leur joie.

Une fois la nuit tombée, le spectacle tant attendu débuta.
La première note se fit entendre en un sombre écho maléfique
Le barde se mit à chanter de démoniaques invocations.
Au son de la diabolique mélodie,
Les ténèbres envahirent les lieux.
Le chaos et la démence s'installèrent
Dans le coeur des spectateurs
Le sourire aux lèvres,
L'auteur de ce drame contempla son oeuvre.

Venez mes amis vous joindre à l'infamie.
Danser sur la mélodie de l'agonie.
Venez mes amis vous joindre à l'infamie.
Danser sur la mélodie de l'agonie.




3. FUNESTE ROMANCE

Aux portes de ce cimetière morbide
J'ai franchi les hautes grilles de la passion.
Errant chaque nuit sur le chemin de mon espérance,
Je ne cherche qu'à combler mon esprit incompris.
Puisse-t-elle une nuit me donner son affection
Afin de réunir nos coeur seuls et délaissés.
Je prie mon dieu lunaire, d'exaucer mes sombres prières.
Puisse-t-elle une nuit me confier son intimité
Afin de rallumer la flamme de notre lointain amour
Je prie mon dieu lunaire d'exaucer mes noirs désirs.

Je banni de mon esprit l'idée de m'enfoncer
Dans les affres de l'oublis,
Alors que la lueur de l'astre divin
M'indique le chemin de mon destin

Son corps ravagé par un état de putréfaction avancé,
Ses yeux dévorés par une incrustation d'hideux vers,
Sa peau blanche en lambeaux montrant sa chair décomposée,
Son parfum immonde dégage l'arôme infecte de la mort…

Aux portes du royaume de l'au-delà
Son amour m'éblouit de son angélique présence.
Mon regard scrutant les ténèbres du ciel

Je vois la beauté de son visage parmi les étoiles.
Dans mon fantasme je ravive en moi sa perfection,
Son corps flétri par la mort redevient beauté.
Je supplie mon dieu nocturne,
De m'emmener sur la voie de ma funeste romance.

Je banni de mon esprit l'idée de m'enfoncer
Dans les affres de l'oublis,
Alors que la lueur de l'astre divin
M'indique le chemin de mon destin…

Même si son corps demeure inerte
Je sens sur moi la chaleur de ses douces caresses
Même si aucune note ne s'échappe de sa bouche
J'entends en moi la mélodie de sa voix

Par notre acte d'amour…




4. AS THE DESIRE OF EVIL IS UNSATISFIED

By the enchanting melodies of the darkest angels,
Curse from the night, by this symphony is recall.
Lunatic hymns of evil blessedly by the dark,
The obscur veil of winter is surrounding the sky.
White as immortal snow the kingdom is sleeping,
Cold is this eternal frozen throne of serenity.
May the infernal wind awake with violence
And wash away the putride vermine...

Where are the ways to the lighten sky
Blackend is falling enthroning the cries.
Fire rise and burn eternally
As the desire of evil is unsatisfied

Chaos is this opaque struggle of the light,
By million are falling the angels face the lies.
In tears of blood is rain these cries.
To the darkened horizon the sun will be repel,
See the walls of divinity are broken by the spell.
Shadows over the sky are leaving free from hell.

Among the flames of blasphemy, fire of evil
Is enthroning with fury the lost kingdom
The lord is shading the domain like a pantom...

The moonlightning is bright through the darkness,
Showing the gates of the damned madness.
In this morbid slaughter of witness,
The sky will turn into blood red...




5. LA MER DES INCOMPRIS

J'entends la lointaine vocifération de mon âme châtiée.
Le visage serein, elle m'oppresse de ses supplices.
J'implore sa concupiscence, je hurle ma doléance.
Le sombre rituel se perpétue, me guidant vers le trépas.

Languissant dans ce monde putride, je souhaite mes obsèques.
Seule l'effluve de son parfum délicat me délivrera.
Hélas! Jamais cette grâce ne me sera accordée.
Éternellement dans l'oubli,
Sillonnant sur la mer des incompris.

Démunie de regret et de remord,
Elle m'abandonne à mon triste sort.
Ne divulguant ni mépris ni merci,
Elle rit de mon existence meurtrie.

Le portail grandiose de l'infini s'ouvre enfin.
Bientôt je verrai la fin de cette vie en déclin.
De mes yeux haineux s'écoulent des larmes de sang.
Mon coeur lacéré pâti dans les griffes de Satan.

Les clochers des cathédrales sonnent ma délivrance.
Tel un amas de chair inerte, je repose dans mon cercueil,
Confronté au regard hagard du Maître des ténèbres.
Mon souffle n'est plus qu'une poussière
Dans le royaume de l'immortalité.




6. LE REGNE DU SEIGNEUR DE PERDITION

Dans la pénombre d'une nuit obscurci
Par une nébuleuse endiablée,
D'infâmes prophètes proclament l'avènement
D'une nouvelle dynastie.
Dans les cieux, une guerre céleste baigne
L'astre nocturne dans une marre de sang
Le trône damné accueillera bientôt le Seigneur de perdition

Désolation, détresse et désespoir
Sont les fondement de cette naissance.
Misère, souffrance et tristesse
Sont les clefs de la voie divine.
Injustice, traîtrise et lâcheté
Sont les valeurs prêchées par la foi.
La haine, le mépris et l'ignorance
Enténèbrent le coeur des hommes.

Dans un pénitencier purgatif
Languissent les anges de la vertu,
Crucifiés tels les châtiés d'antan, ils agonisent.
Inaptes à s'élancer vers la rédemption,
Ils chutent dans les confins de l'enfer,
À jamais confinés dans les abîmes infectes de la félonie.

Dieu n'est plus que le déchu
D'une entité lumineuse perdue
Au déclin d'un empire glorieux
S'élève la horde des impies.

Le noir oppresseur est couronné.
Le règne du martyre est instauré.
Les anges de la mort sont les ministres
De cette civilisation pervertie.

Un blizzard hiémal s'est abattu
Sur ces contrées maudites par le baisé du Malin
L'hideuse image de la terreur et du tourment,
Eternellement figée dans la glace.
Tel est le triomphe obscur.




7. CETTE FLEUR

Tendre rose, tu n'as que confirmé
Ce dont je savais depuis très longtemps…

Personne ne me comprend et personne ne me connaît.
Depuis toujours je vis dans l'obscurité,
Attendant qu'une personne entre
Dans la noirceur qu'on m'a infligée
Et me protège de tout assaut de lumière pouvant m'atteindre.

J'ai été inoffensif et imprudent de sentir
Cette rose odorant la mort, qui toujours m'attire.

Cette fleur, pourtant si belle et fraîche du jour,
Laisse ton corps pourrir et vole ton âme à jamais.

Tu étais la lueur d'espoir qui me donnait une chance
De m'évader de ce donjon malsain,
Mais tu fus le gardien qui m'arracha de ses mains,
Mon coeur encore tout chaud de passion.

Tu m'as embrassé de tes lèvres de poison
Et tranquillement mais sûrement je m'effondre.
Tel un serpent plantant ses crocs remplis
De venin dans sa proie,
Je ne suis qu'une de tes victimes sur le seuil de la mort.

J'ai été inoffensif et imprudent de sentir
Cette rose odorant la mort, qui toujours m'attire.

Cette fleur, pourtant si belle et fraîche du jour,
Laisse ton corps pourrir et vole ton âme à jamais.

Adieu !