Rozz

Démo '85 tracks

Lyrics

1. ET LE 8ème JOUR (INTRO)

(Instrumental)




2. POSSESSION

On m'accuse d'être un trafiquant,
De pourrir des innocents.
On me rejette comme un délinquant,
On me refuse sur les rangs.
Je suis mal dans ma peau.
Je n'ai vécu que des moments atroces,
Me voila à bout de force.
Aidez-moi.
Je porte en moi les signes du malheur
Et je n'obtiens que de la rancoeur.
Je dois sauver ma peau.

Je suis un étranger qui vient de nulle part
Et qui d'ailleurs arrive trop târd.
Je suis un étranger qui vient de nulle part.
Qui erre un temps et qui repart.

J'ai rêvé plusieurs fois de la mort.
Je n'éprouve aucun remord.
Je dors.
Je veux changer de décor.
Que le diable s'occupe de mon sort.
Qu'il prenne possession de mon corps.
Je dors.

Je m'éveille à moitié mort de faim.
Je me lève à moitié mort de peur.
Je m'écroule et sens que c'est la fin.
Mes yeux fixent avec douceur
La dernière image de la vie.
Je ne comprends pas, je suis mort.
Mais mon âme continue à vivre.
Priez pour moi.
Les démons tournent autour de mon corps
Et je réalise alors.
Satan m'a possédé.

Je suis un étranger qui vient de nulle part
Et qui d'ailleurs arrive trop târd.
Je suis un étranger qui vient de nulle part.
Qui erre un temps et qui repart.

Je rêvais plusieurs fois de la mort.
Je n'éprouvais aucun remord.
Je dors.
Mais j'ai changé de décor.
Le diable s'est occupé de mon sort.
Il est entré dans mon corps.
Je dors.




3. KU KLUX KLAN

Elevé dans un ghetto,
Le couteau dans le dos.
La sueur coule à flots,
La peur te colle à la peau.
Pendant toute la journée,
Tu dois rester caché.
Inutile de te planquer.

Toi, qui as la peau noire,
Tu ne demandes qu'à croire.
La vérité, l'espoir
Te font revivre chaque soir.
Mais perdu dans ta mémoire,
Ami du désespoir.
Tu redoutes l'horreur.

Ku Klux Klan,
Cagoulés comme dans le temps.
Ku Klux Klan,
Dessous vos habits blancs.
Des bêtes se battent pour éclaircir les rangs.

Journées sans lendemain,
Négriers affamés.
Vous n'avez peur de rien
Pour vous venger.
On vous nomme exécuteurs
Et vous faites régner.
Le pouvoir de l'oppression.

Ils n'ont rien demandé,
Sinon vivre leur vie.
Auprès d'une nation
Qui leur offre protection.
Nature intransigeante,
Pourquoi as-tu créé?
Différences colorées.

Toutes ces croix enflammées,
Tous ces crimes impunis.
A jamais tolérés
Et ce n'est pas fini.
Assassinats, pendaisons, quelle obsession.




4. DEFONCE

Rêver jusqu'au matin,
Ne se souvenir de rien.
Pas peur du lendemain,
De la came plein les mains.
Respirer de la fumée
Et pas n'importe laquelle.
Celle qu'on ose pas nommer
Me fait pousser des ailes.

Un camarade paumé,
Ami du LSD.
M'a raconté un soir
Sa série de cauchemars.
Un shilom usagé,
Que je n'ose plus cacher.
On me traite de camé,
C'est la vérité.

T'es blindé loque humaine,
Le vin coule dans tes veines.
Titubant dans la rue,
Répugnant à la vue.
Des bourgeois sans problème,
Des rentiers au coeur blême.
Qui pensent que tu te bourres,
Pour oublier l'amour.
Le point de non retour,
T'en as déjà fait le tour.

Tu marches le ventre vide,
Tu as le regard vide.
Ton haleine est putride
Et ton visage livide.
Tu ne sais plus très bien,
Si tu reviens de loin.
A force de picoler,
Ton âme est ravagée.
Ton univers glacé
Et çà te fait flipper.

L'alcool est ton ami,
Le rock est toute ta vie.
La défonce laisse des traces.
Blessures dans ta crasse.
Tu sombres dans l'abîme,
Au coeur de la déprime.
Dans ta décharge publique,
Au son de la musique.
A coups de décibels,
Tu laves ton passé.




5. LES LEGIONS DU DEMON

Issus du fond des ténèbres
Où ils se préparent au massacre.
Ils brandissent leurs glaives
Avec un rire démoniaque.
Ils connaissent leur mission.
Ils ignorent le pardon.
Car ce sont les légions du démon.

Ils envahiront la terre
Pour en faire leur univers.
Ils répandront l'horreur,
Ce sera la race des saigneurs.
Ils ont vendu leur âme,
Fait un pacte avec le diable.
Oui ce sont les légions du démon.