Eths

Autopsie tracks

Lyrics

1. POURQUOI

Pourquoi? Regarde c'que tu m'as fais!
Je n'arrive plus à me souvenir.
Mes yeux aveugle, ma bouche vomit.
Tu bouffes ma haine, mon corps qui pourrit.
Je n'trouve plus ma place dans son plaisir.
Il m'a pompée les restes d'innocence.
La mauvaise herbe semée dans son ventre...
J'n'ai ni remords ni regret.
J'n'éprouve plus rien pour personne.
Pourquoi? Regarde c'que tu m'as fais!
Le regard vide et le cœur blanc.
Je me voue, tu vois, mais fait semblant.
J'ai appris à rester sèche et seule.
La main absente a volé l'émotion.
Je n'arrive plus à avoir de dévotion,
Ni la putain de célèbre affection.
Et quand j'obtiens tout c'que je veux,
J'n'en veux plus, me lasse, et le détruis.
Pourquoi? Regarde c'que tu m'as fais!
Tu vois, c'est plus fort que moi, mais toi,
Tu n'y échapperas pas.
La vie, comme tu la vois, est, chaque jour,
Différente pour moi.
Tu aimes autrui et tu partages...
Je crois que moi je n'connais pas.
Viens et approche-toi de moi!
Sens l'enfer grandir en moi.
La salope prend tout, elle aime, elle utilise.
Chienne, pourquoi...?
Tout ce qu'elle commence, elle ne le finira jamais.




2. LA CHAIR ET LE SANG

Berce-la! Dans son ventre, petite fille, petite pute.
Il est entré, visage obscur, mâle impur.
Plus près de toi, laisse pénétrer ses doigts.
Elle est sale. Elle a mal.
Fenêtres et portes sont fermées, il est entré.
Aime-le! Famille sacrée, fermée.
Comme une messe, rituel régulier,
Chaque soir la porte s'ouvre.
Maman!
Elle avait pourtant fait son lit.
Maman!
Ses draps, son lit sont souillés.
Maman... !
Donne-toi à lui ses remords sont des frasques, il te déflore.
Donne-toi, mais cri pas trop fort!
Ses sales doigts ont taché ton corps.
Encore, il te touche, tellement, ta peau est douce.




3. A LA DROITE DE DIEU

Salope sourit, trahit, détruit, sale pute.
Juste un morceau de ton cul, salope,
J'en veux juste un pour pouvoir le brandir,
L'asseoir, le voir pourrir à la droite de dieu et le savoir mourir...
Une partie de ta luxure.
Copule, c'est sûr ta pute simule, s'assume.
Place-toi dans la cabine, la boite à confessions.
Dis-lui que tu signes et dévoile ta passion.
Montre-lui tes ruines et baisse ta culotte.
Salope! Idéaliste, opportuniste,
Anorexique et boulimique,
Je me nourris de ta peur pour pouvoir la vomir.
Mon cœur se vide rongé de mauvais bonheur.
Je vis à l'intérieur de la vermine sous la poudre et l'artifice que tu ne peux dissoudre Salope!
Je mens, je mens tellement.
Comprends, comprends-moi.
Je mens tellement. Comprends-moi.
Je suis ma création.
Je suis mon ambition.
Je suis ma création.
Juste ta fiction!
Comment, comment pourrais-tu savoir?
Comment, comment pourrais-tu m'avoir?
Comment, comment es-tu sure de moi ?
Comment, comment pourrais-tu me croire?
Comment, comment... ? Croire!




4. LE MÂLE

Naître et paraître sont donc les mots clefs de l'homme.
Calculer, chérir l'image que l'on lui donne.
Faire naître et mourir.
Paraître et souffrir.
N'émettre un soupir.
Aux lois obéir.
Son sexe chérir.
La femme assouvir au moindre plaisir du mâle empire.
Non! L'homme ne sera pas plus homme!
Faire paître et vomir.
Né maître et sourire.
Par être souffrir.
Aux lois d'obéir.
Ton sexe chérir.
La femme applaudir, ne plus l'amoindrir.
Du mâle transpire.
Non! L'homme ne sera plus inhumain!
L'homme ne sera pas plus homme.
L'humain restera sombre et malsain.
Demain.




5. DES HOMMES BONS

Rage! C'est une rancœur exacerbée,
Une intime colère,
Qui me pousse à cracher ses mots à terre.
Naïve, j'ai longtemps cru que la violence ne servait que la violence.
Mais force est de constater,
Encore, que la loi du plus fort est toujours d'actualité.
Tout est prétexte à frapper, écraser, humilier,
Celui qui n'a rien demandé.
Sang pour sang pur-sang blessant,
L'œil pris par le sang...
L'œil injecté de sang!
Mon esprit pour toujours marqué,
De mon visage masqué du sang qu'un gars maqué a libéré,
Tiqué d'un soit disant manque de respect!
Ainsi faut-il penser face à cet homme dont la vie est célébrée !
L'œil injecté de sang!
Sang pour sang pur-sang blessant,
L'œil pris par le sang...
L'œil injecté de sang!
Homme mystifié, acte non justifié.
Quoi que l'on fasse la haine emporte toujours l'homme!
Quoi que l'on dise la haine emporte toujours l'âme!
L'homme... L'âme...




6. AUTOPSIE

Assez. Masquée la conscience est.
Par autrui toujours trompé.
Toi qui m'as menti, trahi.
Écoute ces mots et subis.
Encore une nouvelle autopsie de notre société que tout le monde s'accorde à haïr, à critiquer.
Il est bien beau de parler mais avant il faudrait agir,
Essayer au moins de construire plutôt que démolir.
De nos jour le rebelle est dans la norme,
Avoir l'air d'un fou, être violent est à la mode,
Fils du métal ou enfant des cités,
Ce qui compte ce n'est pas c'que l'on paraît mais ce que l'on est.
Assez. La vie n' est qu'un immense théâtre,
Ou tout le monde joue un rôle,
Et bien souvent en coulisses,
Une déception amère l'emporte.
Tellement de parure pour si peu de grandeur d'âme à en croire certains une étincelle est une flamme.
Se cacher dans une attitude qui tombera un jour ou l' autre.
Se mentir à soi même c'est avant tout mentir aux autres.
Avoir le courage de regarder dans le miroir son vrai visage et accepter de le voir.
Assez.




7. DEVORE

Dors, je veille sur toi.
Déclenche ce sommeil réparateur et ouvre ton cœur.
Laisse moi entrer dans tes rêves et songe au bonheur d'être l'acteur de tes fantasmes.
Aucun marasme, mais un spasme des muscles érecteurs,
Je suis le moteur.
Encore, un effort,
Je veux que tu sois au plus profond de moi.
En moi, c'est ça.
Laisse toi aller et venir.
Respire, construis un empire, pour ton vampire,
Et ne pense pas à notre devenir.
Demain c'est loin.
Mord... Oui, mord, et dévore pléthore de vices et glisse ta faim en prémices de tes mains.
Moribond ! Sale con ! Vas-tu renaître, cicatriser ?
Pénètre. Ma fleur du mal se sent mâle.
Mort. Et vide de vie, de toute envie.
Je revis car je suis au creux de tes bras.
Putrides sont tes pensées, tétaniques sont tes actes.
Frissons factices.
Je m'enlise dans le malsain.
Dévore... Mort, mord,...




8. ENCORE

Encore, encore un autre génocide.
Encore un blackos shooté dans le bide.
Encore un mec qui n'a pas suivi le guide.
Encore et encore.
Un autre lendemain glisse vers chaque fin de soleil.
Les coeurs palissent,
Un oeil se plisse comme pour ne plus jamais s'ouvrir.
Soupir d'indifférence, cette fille,
Par chance, prend donc naissance.
A tout heure fait sa loi, l'humain se noit,
Se croit, encore une fois, l'être unique,
Langue plastique, l'immortel qui n'aura jamais plus mal au corps.
Encore un autre lendemain...
Les images frappent, claquent ma caboche.
D'une croix je coche quand je croise la mort et sa foche.
Sur la toile succombe ma planète. Bon de jambes tombent.
Résonnent les trompettes, mort se fête.
Maisons de passes pullule,
Cassent des vierges prises pour des garces sans pillule.
Des races s'effacent.
Le délit de sale ganache marche encore :
Laisse des traces sur des gosses morts.
Encore un autre lendemain...
Un bastos dans le bide, une femme qu'on assassine,
Un peuple qu'on extermine, un gosse couvert d'acide.
Encore, encore, non! Encore!