Aes Dana

Formors tracks

Lyrics

1. LES TRACES DE LA BRANCHE ROUGE

Nous venons des îles par delà les mers de l'ouest
Des steppes où surgit l'astre brûlant
Où le vent et la terre se disputent les offrandes
Et la graisse des sacrifices
Des terres glacées du nord où naissent les esprits
Notre amitié est forgée dans le feu et le sang
Dans le bruit des armes
Scellée par les libations
Les chants sacrés des bardes
Réunis autour du dernier arbre épargné par la guerre

Nous avons juré sur la branche rouge, comme d'autres avant nous
Nous avons lié nos dentins, et choisi de poursuivres les pillages juqu'à la dernière halte
Ceux qui sont nés dans le fracas des tempêtes
Regardent l'avenir d'un seul oeil
Se sont joins à notre quête
Nous précipitant entre les mondes
Notre périple nous a ramené
Dans le monde du milieu où saignent les hommes

Ensemble nous avons juré sur la branche rouge
Comme d'autres avant nous
Au-delà des terres réservées aux mortels
Nous avons vu les elfes et les féess, les géants terribles qui couret sur les glaces
Nous avons appris les secrets des nornes
Vu la toile sanglante du destin.




2. FORMORS, MER DE GLACE ET D'OMBRE

Mer de Glace et d'Ombre
Plaine où naquirent des Géants
Si loin des terres ombragées de jadis-
Nos bateaux brisent la glace
Nos incantations écartent les orages
Notre regard plongé dans les royaumes d'ombre

Un seul oeil face à la mer
Cillant dans la lumière aveuglante
D'un passé qui nous fut volé
Par des êtres de feu et de bronze
Par celui qui portait le chaudron
Et voulut combattre ceux qui commandent au froid
La nuit, je répte leur nom comme une immuable litanie Leur nom, le premier
Celui que les hommes jamais ne surent
Celui qu'ils auraient sans doute oublié

Le jour où la fronde éteingnit le regard glacé de mon père
M'est une blessure toujours ouverte
Seul à me souvenir de leurs trists exploits
De jeunes dieux déjà fanés

Un seul oeil face à la mer
Cillant dans la lumière aveuglante
La nuit, je répère leur nom comme une immuable litanie
Leur nom, le premier
Celui que les homes jamais ne surent
Celui qu'ils auraient sans doute oublié

Un seul oeil ouvert sur les débris des temps anciens
Je rêve de fracas de cette unique bataille que nous avons perdue
Et je vois
Je vois le chêne recouvert de givre et son gland noirci par l'hiver.




3. FORMORS, EXIL

De notre exil
Nous parviennent les chants ancients
Qui content
La blessure des dieux morts
De ceux qui nous bannirent
Et furent bannis par le pouvoir du fer
De ceux qui se consument en silence
Enivrés pas l'encens en attendant leur tour
Dans notre exil de glace
Nous cultivons les pouvoirs anciens
Rêvant d'une vengeance
Dont le sens s'effrite comme les épées
Des rois oubliés sous leur tumulus de pierre
Chérissant une revanche
Contre ceux qui connurent la morsure de fer
Et ont choisi l'exil sous de pauvres tertres
Et des îles maudites où brille un soleil éternel
Notre oeil ne conait ni les larmes ni la peur
La magie implacable qui coule dans nos veines
Attends son heure
Au temps où l'hiver s'étendra sur les plaines
La magie des formores lentement rennaîtra
De nouveau nous fouleront les terres d'où nous fûmes bannis
Nulle lance ne viendra saccager le pouvoir de mon oeil unique
Dans notre exil de glace
Nous cultivons le pouvoir des anciens
Le regard tourné vers les îles maudites où brille un soleil éternel.




4. GWAENARDELL

Le mer déchire les rives d'Ebonia
Echouée entre les terres des fées et le gouffre des hommes
Accroupie dans la lande
Léchant ses croutes sur ses mains
Gwaenardell rêve à ses frères
Elle digère le sang de la dernière bête
Recueille les caillots
Et mâche lentement
Les portes de l'ouest sont closes
Vide l'écume
Au delà des cercles de Manannan
Sous le vent la roche est froide
Douces les luttes des hommes
Elle écoute les mots des poètes.
Elle détourne ses regards des portes de l'ouest
Qui à jamais sont closes
Les danses succèdent aux danses
Dans la chaleur de l'homme
Les mots et le sang nourissent le feu.




5. LE COMBAT DES ARBRES

J'ai revêtu une multitude d'aspects
Avant de revêtir ma forme définitive
J'ai été lance étroite et dorée
J'ai été chamin, j'ai été aigle

J'ai été bateau de pêcheurs sur la mer
J'ai été victuaille du festin
J'ai été goutte dans l'averse
J'ai été épée dans l'étreinte des mains

Bouclier dans la bataille
Corde sur une harpe
Ainsi pendant neuf années
Dans l'eau, dans l'écume

J'ai été éponge dans le feu
Arbre au bois mystérieux
Je fus formé par le fruit des fruits
Par les fleurs des arbres et des buissons

Par la terre et sa course terrestre
J'ai été formé par les fleurs de l'ortie
Par l'eau su neuvième flot
J'ai joué dans la nuit

Dormi dans l'aurore
J'ai été dans la barque
Le fils de la vague
Sur les hauteurs de la montagne

J'ai été serpent tacheté
J'ai été vipère dans le lac
J'ai été un oiseau au bec recourbé
Le héros de prairies sanglantes
Au milieu de cent chefs

Rouge est la pierre de ma einture
Mon bouclier est bordé d'or
J'ai chanté le combat des arbres
Devenant le chef des bardes de Bretagne.




6. LES GRIFFES DES OISEAUX

Une fronde à la main nu sur la route
J'ai violé le premier geis
Ma pénitence ne satisfait pas le destin
Ma vie commence hors du rythme
Sur cette inique boulet de fronde
Qui fait de moi un paria et un roi
Hors de l'équilibre du monde, il n'y a nul pardon
Le torque que je ceins à Tara
Est comme le collier que l'ont passe au cou des esclaves
Je suis prisonnier de trop d'interdits
Un à un, je les enfreindrais
Tous, peu importe quand
J'ai enfreins tous les geisa
L'heure est venue
Dans la demeure de Da Derga
Le torque d'or sur mes épaules
Encore un moment hors du rythme
Mais les dieux bne m'ont pas oublié
Je suis Conaire Mor
L'homme du rêve
Le fils de Nemglan
Et l'heure est venue
Par trois fois la maison à pris feu
Par trois fois les flammes sont mortes
J'entends les premiers mots de l'incantation
Je sais que l'eau ne sera plus là pour étancher ma soif
Mon ami est parti, il reviendra trop tard
J'ai enfreins tous les geisa
L'heure est venue
Je suis le roi assoiffé par la sagesse d'un druide
Les serres de soiseaux emporteront mon crâne
Les griffes s'enfoncent dans mes chairs
Me ramènent à la nuit
Loin de Tara




7. VENTRES NOIRS

Derrière lui ils courent
Nombreux et noirs, haletants
Sur sa nuque raide
Leur halaine de viande et de sang
Grouillante
Leurs membres se heurtent et se mêlent
S'accropchant à la terre
L'homme sait leur gueule béante
A avaler le monde
Les larges brèches
De leur sourires jaunes
Il sait leurs yeux oranges
Leur fourrure poisseuse
Sur leur flanc tièdes, les déchirrures
La peau rose qui affleure par endroits
Perçant leurs ventres noirs
Qui frôle la terre
L'homme sait qu'ils flanchent parfois
Sur leurs pattes griffus et grêles
Qu'ils trébuchent et souvent s'affaissent
Dans la neige boueuse
Mais il sait qu'ils sont si nombreux
Que d'autres les piétinent pour continuer la course
Il court
Les mains bleues qui battent l'air
Les yeux au ciel et la poitrine brûlante
C'est près d'un arbre que l'homme enfin se couche
Le seul arbre sur cette terre sèche
Il étend son corps maigre
A la pâleur de racine
Près d'un arbre pour ne pas être seul
A les attendre.




8. MANANNAN MAC LIR

Sur le seuil il observe
Ceux des terres
Ceux qui voguent et se noient
Ses yeux sont de sable et de cendre
Dans ses mains se consument les feux des naufrageurs
Manannan Mac Lir observe les rivages
Saisit d'une barque qui se broie sur les croc de grannit affamés
Il modèle les vents qui s'approchent des sables
Partage les étoiles
Qui éteignent au matin
Quand apparaît
Dans les bancs de brume
Ses yeux sont de sable et de cendre
D'eau d'écume et de pierre
Fixés sur l'étendue inconstante des mers
Il caresse les algues pourries, les os des noyés
Les rêves d'horizons
Qui croissent sur les rivages qui qe brisent
Comme autant d'épaves rongées par le sel
Il a vu Zmorgen embrasser la terre
Mais il a choisi de rester sur le seuil
Renonçant aux champs, au bétail, à la guerre
Tounant le dos aux promesses des vertes terres