Trust (FRA)

Live tracks

Lyrics

1. INTRO

(instrumental)




2. DARQUIER

L'homme respecté
Dont je vais te parler
Aujourd'hui vit tranquille
Dans un autre pays
A une certaine époque
Il trônait à Paris
France occupée que chacun a sali
Un retour aux sources
Est quelquefois pénible
Surtout quand des gosses servaient de cible
Je ne veut pas faire revivre le cauchemar
Ni vous reparler de " Nuits et Brouillard "
Vice dans la justice
Qui étaient ses complices ?

Parti en fumée
Le bon temps des sélections
Quand l'étoile jaune brillait sur les vestons
Passé maître dans les rafles
Sa signature posée, tatouée, condamnée

Une odeur le suit celle des charniers
Darquier de Pellepoix
Retraçait le chemin de croix
Je ne veut pas faire revivre le cauchemar
Ni vous reparler de " Nuits et Brouillard "
Vice dans la justice
Qui étaient ses complices ?

Mais comment se fait t-il
Que tout d'un coup
A Auschwitz on n'ait gazé que les poux
Ne te crois pas à l'abri de la rechute
L'ordre sacré n'est pas consumé.
Saluerais-tu une nouvelle svastika
Ou serais-tu le premier à crever sous ses pas
Si tout était à recommencer
La tête haute irais-tu collaborer ?
Nouvelle race supérieure
Enfantée dans l'horreur




3. POLICE MILICE

Arrivé à vingt ans tu t'engages dans la police
T'as bien raison mon gars la France a besoin de milices
T'iras te pavaner au milieu des carrefours
Histoire de diriger les gens et de jouer au bourg

Police Milice Organisées
Police Milice Prêtes à tirer
Police Milice Tout est factice

Et fais du zèle tu auras de l'avancement
Tu gagneras de l'argent à faire chier les gens
Tu porte l'uniforme relève le défi
Société de consommation à base de képis

Police Milice Organisées
Police Milice Prêtes à tirer
Police Milice Tout est factice

Un jour la retraite que de souvenirs
Entre les putes à racoler les jeunes à tabasser
Prestige de l'uniforme connerie sous toutes ses formes
Là tu pourras crever en paix en toute liberté

Police Milice Organisées
Police Milice Prêtes à tirer
Police Milice Tout est factice




4. MR COMÉDIE

C'est un peu facile de dicter des messages
Quand on est au chaud à l'abri des assauts.
Pendant que tout un peuple criait "démission"
Et tombait sous les balles.
Le retour tant attendu est arrivé :
Monsieur Comédie, l'avion, il l'a repris.
Dans un bain de foule, il est rentré au pays.
Ca sent l'épuration...

Sous sa peau flasque,
Blindé comme un tank,
Il vivait sous une tente,
Protégé comme une banque.
Durant tout son exil,
Il n'a fait que prières.
Derrière le vieux croyant
Se terrait le tortionnaire.

De quoi est fait demain ? On l'a su assez tôt
Le soleil ne brille plus à Neauphle-le-Château.
Impotent le vieillard a relancé la bagarre et rempli les prisons.
Nouvelles dictatures, exécutions sommaires
Les femmes doivent se voiler, la musique prohibée.
Ils massacrent leurs frères, tout devient absurde.

Sous sa peau flasque,
Blindé comme un tank,
Il vivait sous une tente,
Protégé comme une banque.
Durant tout son exil,
Il n'a fait que prières.
Derrière le vieux croyant
Se terrait le tortionnaire.

Il a sa place à l'hospice, et non dans la police.
L'être humain est repu, il est rassasié
Dose d'atrocités.




5. FATALITÉ

Les gosses de ma zone sont un peu paumés
Quand ils partent de chez eux pas tellement heureux,
Reste le vol à la tire. Pas facile d'en sortir.
Livrés à eux mêmes pendant que d'autres se plaignent
Dans ce grand merdier tu as 10 ans on t'a jugé
Il faut se débrouiller, les coups, ils faut les parer
Vous pouvez baisser les yeux, regarder les cieux,
Quand tu arrives à 15 piges, à tout le monde, tu en veux.

A trente ans tu penses plus, ton cerveau est rongé.
Il t'arrive de pleurer, et même de regretter.
Quel effet ça doit faire, quand tu en parle à ta mère.
T'as pas à les envier, ta seule issue c'est de les frapper.

Sûr vous allez les plaindre, sûr, vous allez pleurer.
Vous penserez "quel dommage d'en être là à leur âge"
Ayez la politesse de les écouter, vous êtes assis au chaud devant la fatalité
Y'a que dans les H.L.M. qu'ils ont toujours des problèmes.




6. PRÉFABRIQUÉS

Je crache à la gueule de tout ce système
Quand je marche dans la rue je ne porte pas d'emblème
Je vais où je veux je pense comme je veux
Pas de pression j'crache à la face des nations
Mes fréquentations ne regardent que moi
Mon futur mon passé tout est effacé
Je ne me sens par concerné par vos dires
Le con et l'absurde sont mon point de mire

De toutes mes forces je vous plains
Je ne pense que rarement à demain
Vos idées n'sont fondées que par overdose de télé
Je ne peux que prêcher la déraison la destruction

Quelle sensation la destruction
Tas de viande avariée vous allez payer
Quand vient la connerie vous êtes concernés
Je n'ai jamais aimé les gens préfabriqués...




7. PALACE

Très cher tu vas payer ta place
Pour montrer ton brushing tes badges et ton costard
Installe-toi bien là dans tes godasses
Danse, danse t'es au Palace

Regarde-toi dans la glace
T'es là tu frimes au Palace
Pour ce qui était du palais
Tu étais mieux crois-moi où tu étais

Bouche à sexe sexe à bouche
On te paie et toi salope tu te couches
Sur le dos là comme il faut
Fais gaffe dans ce boulot on devient vite parano

Univers de girls bidons
Pour des mâles qu'ont pas un rond
T'es qu'un zonard au rencard
Et le bouffon des couches-tard

Bouche à sexe sexe à bouche
On te paie et toi salope tu te couches
Sur le dos bien comme il faut
Fais gaffe dans ce boulot on devient vite syphillo

Dernière boîte à la mode
Où tu jouis à coups de gode
Finie la nuit fini ton rêve
L'autobus de St Denis te ramène vers Monoprix

Bouche à sexe sexe à bouche
On t'as payé et toi salope tu t'es couchée
T'étais sur le dos bien comme il faut
Dans ce genre d'endroit t'excelle tellement t'es disco ...

Ta place tu l'as payée
Dans le Palace tu es entré
Comme les ringards tu as dansé ...




8. LE MATTEUR

Il passe des heures à matter mon cul
Je ne lui en veut pas il est matteur
C'est pas qu'il me gêne quand je suis nu
Je préférerais qu'il m'oublie, qu'il matte ma soeur
Quel panard quand tu te fais matter
T'as l'impression de subir une révision
Pour pas une tune je lui fais une fleur
Matté matteur prends une décision

Matteur matté Je t'ai fais une fleur
Matté matteur Tu passes des heures
Splendeur d'un cul dans toute sa rondeur
Chaleur d'un cul dans toute sa blancheur

Je suis passé de l'autre coté
Je passe ma vie à détailler
Que de bon temps et quel passe-temps
Je passe ma vie à me faire plaisir
Dans la folie c'est devenu pire
Je ne donnerais pas cent sacs pour être sur ce lit

Matteur matté Je t'ai fais une fleur
Matté matteur Tu passes des heures
Splendeur d'un cul dans toute sa rondeur
Chaleur d'un cul dans toute sa blancheur

Je passe ma vie à matter vos culs
Ne m'en voulez pas je suis matteur
Matteur, Matteur, Matteur...




9. LES BRUTES

Au loin, je vois des drapeaux en pagaille
Autour de moi les gosses tombent sous la mitraille
Au loin, je vois des drapeaux qui vacillent
J'aperçois les marteaux pas les faucilles

Brutes assoiffées dessus me sont tombées
Sur le revers de l'uniforme un signe difforme
Vagues souvenirs de gens fiers, poings levés courant dans les rues
Tchécoslovaques perdus
Tournés vers l'Ouest rien de nouveau
A la porte de chez toi réouvre le tombeau
La vue de leurs chars te laissera hagard, hagard.

Au loin, je vois des drapeaux qui flottent
Le long des avenues, ces gens chaussés de bottes
Au loin, je vois des drapeaux qui vacillent
J'aperçois les marteaux pas les faucilles

Brutes bien entraînées, propagande guérilla,
Qui d'un seul geste, d'un seul te mettent au pas
Idéologie construite sur vos cadavres
Ecoutez-les chanter le fusil pointé
Ecoutez-les vanter leur système politique
Où tu marche dans le rang par la trique et les flics
Devinez-les courtois si tu bouges je t'abats
Devinez-les féroces quand au napalm ils brûlent vos gosses

Au loin, je vois des drapeaux en pagaille
Autour de moi les gosses et leurs entrailles

Au loin, je vois des drapeaux qui s'enflamment
En hurlant dans la ville courent vos femmes vos âmes

Restez donc insouciants, restez donc perplexes,
Invitez les à boire, à manger, à se distraire
Assis à table ils parleront des cris qu'on fait taire
Ils parlerons de la mort et de son pouvoir
Ils viennent chez vous pour se satisfaire
De vous voir à genoux de tendre la joue
Crachez-leur au visage dans l'ultime dans le sauvage
Prenez-les dans vos mires, visez la tête sans fléchir

Au loin, faites que je ne voit jamais de drapeaux
Que les gosses continuent à rire à être beaux
Autour faites que s'épanouissent les familles
Sans le poids d'un marteau ni l'ombre d'une faucille




10. H & D

Pays fermé où règne l'assommoir
Où pour des idées on te colle au placard
Bouclé bâillonné tu vas crever
Régime d'oppression tu perds la raison

H comme hôpital D comme débile
Electrochocs tu craches ta bile
R comme refus O comme opposant
De crier de penser t'as plus le temps

On t'internera à la Loubianka
Ton erreur à toi c'est d'avoir commis un faux pas
Car tu as constaté l'absurdité
De dictatures basées sur la torture

H comme hôpital D comme débile
Démocratique équivaut psychiatrique
R comme refus D comme dissident
De crier de gueuler... T'as plus le temps

Univers concentrationnaire primaire
Où l'on t'a ôté toute ta dignité
Le seul calmant le centre d'internement
Mutilé pour des idées un mot ignoré
Liberté Liberté Liberté

H comme hôpital D comme débile
Démocratique équivaut psychiatrique
R comme refus D comme dissident
De crier de penser... T'as plus le temps

Non non non non non...
De crier de gueuler t'as plus le temps...




11. TOUJOURS PAS UNE TUNE

Pas de chants politiques et pas de critiques
Je suis d'une classe sociale où l'on a souvent mal
Vous parler de mon passé peut vous intéresser
Je ne veux plus perdre mon temps en boniments

La gauche qui virevolte la droite qui s'enrhume
J'écoute et dans mes poches j'ai toujours pas une tune
Les lendemains brillants et le passé terni
Arrivent à me faire sentir qu'on est à leur merci

Faut pas faire de faux pas dans la légalité
N'empêche qu'il y a des types qui se font interner
Vos journaux quotidiens vous saoulent avec un rien
Pensez avec votre tête il en est encore temps

Refrain

Pense avec ta tête pense plus avec ton cul
Laisse tomber ce beau rôle d'ingénu
Un jour un jour c'est sûr reviendra le jour pur
Où des maîtres-penseurs on fera de l'ordure

Refrain




12. PROBLEM CHILD (AC/DC COVER)

I'm hot
And when I'm not
I'm cold as ice
See me comin'
Step aside
Or pay the price
What I want I take
What I don't I break
And I don't want you
With a flick of my knife
I can change your life
There's nothing you can do

Cause I'm a problem child

Make my stand
No man's land
On my own
Man in blue
It's up to you
The seed is sown
What I want I stash
What I don't I smash
N' you're on my list
Dead or alive
Got a .45
N' I never miss

Cause I'm a problem child

Every night
Street light
I drink my booze
Some run
Some fight
I win they lose
What I need I like
What I don't I fight
N' I don't like you
So say bye bye
While your still alive
Cause your time is due

Cause I'm a problem child




13. LIVE WIRE (AC/DC COVER)

Well if you're lookin' for trouble
I'm the man to see
If you're lookin' for satisfaction
I'm satisfaction guaranteed
I'm as cool as a body on ice
Or hotter than a rollin' dice
Send you to heaven
Take you to hell
I ain't foolin'
Can't you tell

I'm a live wire
Gonna set this town on fire

Well if you need some lovin'
And if you need some man
You've got the phone and the number
And I got no future plans
Oh come on honey you got nothin' to lose
You got the thirst 'n I got the booze
Give you an inch
Take you a mile
I wanna make you smile

I'm a live wire
Holy smoke and sweet desire

Like a hot rod baby?
Oh stick this in your fuse box

Cooler than a body on ice
Hotter than a rollin' dice
Wilder than a drunken fight
You're gonna burn tonight

I'm a live wire
And I'm gonna set this town on fire




14. BOSSER 8 HEURES

Ouvre grand tes yeux autour de toi
Le syndicat se moque de toi
Regarde Séguy rempli de vinasse
Il ne t'arrive pas à la godasse
Les autres eux ne sont pas sérieux
C'est à celui qui te baisera le mieux
Le patronat je t'en parle même pas
Il n'est bon que pour les coups bas

T'as bien raison de bosser huit heures
Ton salaire c'est le salaire de la sueur
T'as bien raison de bosser huit heures
Ton salaire c'est le salaire de la peur

Quant aux manifs t'as bien raison
Là ils te font passer pour un con
T'ouvres ta grande gueule de prolétaire
Prends donc la peine de regarder derrière
Ce syndicat qui défend ton fric
Tu verras tout n'est que politique
Fais plus la gueule sous les coups de trique
Tu n'est qu'un pion dans ce régime de flics

Refrain

Un jour viendra où tu repenseras
Ils m'ont bien eu ces enfoirés
Moi je vois mon vieux ils l'ont roulé
Pour eux ce n'est qu'un futur retraité
Il est revenu le temps des frimeurs
Maire et Séguy chantent en coeur
L'institution n'a plus de valeur
Pratique l'inceste avec ta soeur

Refrain




15. ANTISOCIAL

Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale,
Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro.
Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas.
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle.
Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles.
Tu voudrais donner des yeux à la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices.

Antisocial, tu perds ton sang-froid.
Repense à toutes ces années de service.
Antisocial, bientôt les années de sévices,
Enfin, le temps perdu qu'on ne rattrape plus.

Ecraser les gens est devenu ton passe-temps.
En les éclaboussant, tu deviens gênant.
Dans ton désespoir, il reste un peu d'espoir
Celui de voir les gens sans fard et moins bâtards.
Mais cesse de faire le point, serre plutôt les poings,
Bouge de ta retraite, ta conduite est trop parfaite
Relève la gueule, je suis là, t'es pas seul
Ceux qui hier t'enviaient, aujourd'hui te jugeraient.

Antisocial, tu perds ton sang-froid.
Repense à toutes ces années de service.
Antisocial, bientôt les années de sévices,
Enfin, le temps perdu qu'on ne rattrape plus.

Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale,
Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro.
Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas.
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle.
Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles.
Tu voudrais donner des yeux à la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices.

Antisocial, antisocial, antisocial, antisocial...