Masnada

Maître du Je tracks

Lyrics

1. LE ROI

Je suis venu toucher du doigt le défaut de la paroi, qui parait pourtant si parfaite, impénétrable et sans faille. Je n'ai pas d'état d'âme à dévoiler mon stratagème : qui je veux voir éliminé, noirci de ses propres blasphèmes.
Laisse-toi faire et je t'achève, que du plus profond de ta sève, la bête se soulève forte et redoutable telle que le peuple veut la voire. Il te suffira d'y croire.

Et dans l'âme des gens, la brèche, là où dort la sentinelle.
Tsar, Star, tu veux être roi.
La tentation te lèche pour de pulsions criminelles.
Tsar, Star, je te ferai roi.

Je rampe et me faufile dans les méandres des passions, pour une tare, une tâche d'ombre qu'il faut que je féconde. Sonder le désespoir et les batailles dérisoires pour y toucher le fil sensible, atteindre la raison.

Et dans l'âme des gens, la brèche, là où dort la sentinelle.
Tsar, Star, tu veux être roi.
La tentation te lèche pour de pulsions criminelles.
Tsar, Star, je te ferai Roi.

La calomnie est mon devoir, la corruption mon système.
Je n'ai pas d'étendard, pas de référent, pas d'emblème
je ferai de toi un pantin prêt à faire lever les foules.
Un vaurien assassin prêt à en découdre.

Et dans l'âme des gens, la brèche, là où dort la sentinelle.
Tsar, Star, tu veux être roi.
La tentation te lèche pour de pulsions criminelles.
Tsar, Star, je te ferai Roi.




2. DE L'ESPRIT ET DU CORPS

Dans un amas de formes libres, l'être s'égare et se perd.
Au-delà des limites physiques, il s'élève au rang du suprême.
Symbole de la force tranquille, les mutations s'opèrent, témoins d'une tension extrême.
Quand on a besoin d'évacuer toute l'intensité.
Libérer cette force qui nous pousse à avancer.
Rien à perdre et rien à prouver.
Déterminé !

C'est comme si je quitterais la terre.
C'est le parfait accord de l'esprit et du corps.

Une gestuelle bien ancrée dans la tradition. Des mouvements de masses.
Entrez dans l'arène. Attention, prêt pour le face à face, en position dans l'espace.
C'est le parfait accord de l'esprit et du corps.
Engranger la dopamine, mes mains tremblent et s'agitent.
Expulser l'adrénaline, mes pulsations s'excitent.
Galvanisé, tel le guerrier prêt à décharger.
Libère cette force qui te pousse.




C'est comme si je quitterais la terre.
C'est le parfait accord de l'esprit et du corps.

Dans un amas de formes libres, l'être s'égare et se perd.
Symbole de la force tranquille; les mutations s'opèrent.
Quand on a besoin d'évacuer toute l'intensité.
Libérer cette force qui nous pousse à avancer.
Rien à perdre et rien à prouver.
Galvanisé !




C'est comme si je quitterais la terre.
C'est le parfait accord de l'esprit et du corps.




3. LIBRE

Des pays si lointains, des peuples inconnus.
Certains n'ont jamais obtenu ou tout perdu.
A des années lumières de tes préoccupations premières.
Nés sous le joug, nourris et élevés dans la servitude
que les choses semblent naturelles quand vient l'habitude.
Mais comment accepter le vice de voir un nombre infini d'hommes obéir et servir, exploités que l'on
somme de ne rien contredire, accepter la vie qu'on leur donne
et bannir tout espoir.

Ils prennent pour état de nature, l'état de naissance.
La prise de conscience du malheur toujours après le plaisir.
Comment vouloir être libre et regretter la liberté, sans même en avoir une idée ?

La raison bien loin, la souffrance et la peine assimilées au quotidien anesthésient la haine.
C'est tout un peuple que l'on saigne.
Humiliés, rabaissés, tant d'indignités que les bêtes elles-même ne pourraient supporter.
Alors le poids des années semblent ancrer à jamais le règne d'un fou sur un peuple à genoux.
Répression ordinaire, à chaque seconde,
ce qu'y se passe partout dans le monde n'est pas imaginaire.

Ils prennent pour état de nature, l'état de naissance.
La prise de conscience du malheur toujours après le plaisir.
Comment vouloir être libre et regretter la liberté, sans même en avoir une idée ?




4. KMIKZE

Erreur d'analyse que d'invoquer la folie collective mais comment chacun pourrait se croire à l'abri
de telles dérives alors que nous sommes tous des victimes potentielles d'une aliénation de type
idéologique et groupal. Non pas des maniaques, non pas des pervers au sens médical.
Les yeux voilés dans la spirale, prêt à tout faire exploser.
Objet caricatural de la perversion d'une pensée assimilée représentative d'une minorité.
"Prends-moi, recraches-moi à ton image et j'irai porter haut et fier ta bannière à travers les âges".
Impuissant, dans le doute et complexité angoissante.
Tombé dans des certitudes réconfortantes.
Paré pour le pire.
Grandi, martyr, l'élite qu'on envoie à la mort.

Tout s'enchaîne sans le moindre mal.
Embrigadé, initié à l'alternative radicale.
Les yeux voilés dans la spirale.
Kamikaze.
Tout s'enchaîne sans le moindre mal.
Décidé à faire payer les souffrances endurées.
Chaos, la panique s'installe.
Kamikaze.

Il ne s'agit pas là de légitimer l'acte mais tenter de comprendre avant qu'une autre bombe éclate.
L'embrigadement extrémiste n'est pas seul vecteur fondamental, quand on rase une ville, un village
et que l'on souffle sur les braises, c'est la rage et la vengeance qui pèsent dans une vision d'un
monde qui s'écroule, qui balaye toute les limites, éclipse les valeurs, emplit l'âme de l'homme et le
pousse au milieu de la foule.
Les kilos plaqués sur la poitrine, paré pour la terreur.
Calme en apparence mais qui verrait la différence.
Candidat à la mort volontaire, non sans raison, mais qui a poussé à le faire. Invincible attiré par la
cible, tout s'enchaîne, même la vie n'en vaut plus la peine.
Quand il ne reste plus rien et qu'il en devient le moyen pour arriver à sa fin.

Tout s'enchaîne sans le moindre mal.
Embrigadé, initié à l'alternative radicale.
Les yeux voilés dans la spirale.
Kamikaze.
Tout s'enchaîne sans le moindre mal.
Décidé à faire payer les souffrances endurées.
Chaos, la panique s'installe.
Kamikaze.




5. POGROM

Vie de feu, vie de guerre, vie de misère.
Des flammes carnassières dévorent la ville entière.
Des hommes de haine pillent, déchirent et se déchainent.
C'est l'enfer ici-bas sur la terre
Elevant leur orgueil de les voir étrangers, ils tuent dans les rues sans courir le danger.
Ils légitiment leurs crimes, ce sont des familles que l'on assassinent.

Eternel face à cette réalité
Pour celle qu'on ne peut pas oublier.
Le feu !
Les vents de colère hurlent, les vents de colère hurlent, leur ville brûle.

La peur et les larmes face au malheur.
Impuissant face au souffle de terreur.
Contraint à l'abandon des siens.
Symbole ambulant du chagrin.
Impossible de fuir la folie des sadiques,
la paix et l'harmonie laissent place à la panique.
Venant du dedans, venant du dehors.
Les corps se croisent, s'entrechoquent puis s'effondrent.

Eternel face à cette réalité
Pour celle qu'on ne peut pas oublier.
Le feu !
Les vents de colère hurlent, les vents de colère hurlent, leur ville brûle.
Eternel face à cette réalité
Pour celle qu'on ne peut pas oublier.

Venant du dedans, venant du dehors.
Les corps se croisent puis s'effondrent.
Impossible de fuir la folie, la haine.
Tout fini en cendres l'espace d'une seconde.
Assassinés, réduit au silence.
Des hommes de haine pillent la chaire, se déchaînent.

Le feu !
Les vents de colère hurlent, les vents de colère hurlent, leur ville brûle.

Impossible de fuir la folie, la haine.
Tout fini en cendres l'espace d'une seconde.
Assassinés, réduit au silence.
Des hommes de haine pillent la chaire, se déchaînent.




6. LE FOU

Comme toutes ces ombres qui autour de moi s'agitent
qui me serrent, me cramponnent
leurs bras m'emprisonnent.
Encore des délires pour en finir au plus vite
car rien ici ne me retiens.

Arrivé au point de chute, de non-retour.
Questionnement permanent pour comprendre ce qui fait que maintenant me voilà prêt pour une autre personne, un autre monde.
Voler, ce que je ne veux pas.
Prêt à tuer sans savoir pourquoi.
Je ne peux pas résister c'est plus fort que moi.
Ce n'est pas dans ma nature, non, ce n'est pas moi.
Rien ici ne me retient.
Ce n'est pas moi !

Comme toutes ces ombres qui autour de moi s'agitent
qui me serrent, me cramponnent
leurs bras m'emprisonnent.
Encore des délires pour en finir au plus vite
car rien ici ne me retiens.

Côté pile, côté face
pris au piège d'une réalité virtuelle.
Volte-face, état de siège.
Situation irrationnelles.
Je m'invente des personnages.
Je me plonge dans des histoires.
Personne ne me croit mais pourtant moi,
je ne joue pas.

Comme toutes ces ombres qui autour de moi s'agitent
qui me serrent, me cramponnent
leurs bras m'emprisonnent.
Encore des délires pour en finir au plus vite
car rien ici ne me retiens.




7. ADELANTE SIEMPRE

émaessenadéa.
émaessenadéa go.
Adelante siempre.

Toujours en avant prêt à déchirer.
Dans cette nouvelle aventure musicale,
toute la team est animée d'une détermination phénoménale.
Rien ne pourra nous arrêter, pas de problème, nous sommes prêts à le prouver.
La machine est lancée, trop tard pour résister.

émaessenadéa.
émaessenadéa go.
Adelante siempre.

Motivés comme jamais,
encore plus affamés, les loups sont dotés de mâchoires d'acier.
Assoiffés d'émotions de sensations,
les moins que rien ont su grandir.
Unir les volontés, chasser le négatif.
La fibre humaine qui en vaut la peine
pour que reigne l'harmonie, le bon esprit, le respect.

émaessenadéa.
émaessenadéa go.
Adelante siempre.




8. BIG BROTHER 2001

L.E.D allumées, circuits alimentés.
Lancement du programme parfait pour épier la réalité.
Les cobayes sont prêts et toute volonté d'échapper sera totalement inhibée.
Connexion en réseau, tout sera diffusé.
Rien n'est laissé au hasard, tout est programmé.
Alors ouvre tes yeux,
dans ce monde de pixels la réflexion est inappropriée et superficielle.

Connecté, excité sur ta réalité.
Donne-moi, abreuve-moi de vies en séquences numériques
le vice nouvelle génération est déclaré.
Personne pour te déconnecter
Big Brother c'est moi, il n'y a pas d'autres lois.
Donne-moi, abreuve-moi de vies en séquences numériques
le vice nouvelle génération est déclaré.
Prends-moi comme témoin, 2001 dérive au diabolique.

Le nouveau millénaire se pose en binaire.
Tout voir, tout savoir, tout contrôler.
Même dévoiler ta vie privée, tes goûts et tes pensées.
Je peux modifier les données de ton identité,
à tout moment avoir accès à ton intimité.
Omniscient, tout puissant,
derrière mes écrans, c'est excitant.
Clic, clic... Tout cela t'écœure,
trop tard Big Brother est entré dans les mœurs.

Connecté, excité sur ta réalité.
Donne-moi, abreuve-moi de vies en séquences numériques
le vice nouvelle génération est déclaré.
Personne pour te déconnecter
Big Brother c'est moi, il n'y a pas d'autres lois.
Donne-moi, abreuve-moi de vies en séquences numériques
le vice nouvelle génération est déclaré.
Prends-moi comme témoin, 2001 dérive au diabolique.

Big Brother c'est moi, il n'y a pas d'autres lois.
Espionné, localisé, analysé, normalisé, enregistré, fiché, répertorié, mémorisé.
Espionné, localisé, analysé, tu ne peux m'échapper...
Big Brother c'est moi, il n'y a pas d'autre lois.




9. ULTIMATE HOMME

C'est l'homme vainqueur par l'espèce,
par sa volonté perverse d'appropriation sans condition.
Immuable règle du jeu.
L'homme gagne toujours ce qu'il veut.
C'est l'homme vainqueur par l'espèce,
par sa volonté perverse d'appropriation sans condition.
Immuable règle du jeu.
L'homme se prend pour un dieu et gagne toujours ce qu'il veut.

Les pieds sur terre, une main tendu dans l'espace, il n'y a pas de contrée que l'homme n'ait pas visité,
colonisé, exploité de son appétit vorace : un vice obscur à pervertir la nature.
Le feu, la pierre et le couteau pour être le bourreau de soi-même de saboter tous les écosystèmes.
Mais dites-moi quel futur si perdure cette propension impure à se croire l'unique créature.

C'est l'homme vainqueur par l'espèce,
par sa volonté perverse d'appropriation sans condition.
Immuable règle du jeu.
L'homme gagne toujours ce qu'il veut.
C'est l'homme vainqueur par l'espèce,
par sa volonté perverse d'appropriation sans condition.
Immuable règle du jeu.
L'homme se prend pour un dieu et gagne toujours ce qu'il veut.

Vois tout autour comme tous les éléments se déchaînent, la nature semble avivée de quelques
rancœurs. Comme une mère abusée, maintes et maintes fois non respectée, la planète terre saigne,
laisse exploser sa haine. Car c'est bien l'homme, oui bien l'âme de l'ultime prédateur, s'auto-proclamant même le dominateur, qui sous les pluie acides, seul, puni dans sa toute puissance; sous ses
immondices, seul, plaidera son innocence.

C'est l'homme vainqueur par l'espèce,
par sa volonté perverse d'appropriation sans condition.
Immuable règle du jeu.
L'homme gagne toujours ce qu'il veut.

Il dépasse la pensée, la confiant à des machines, repoussant toujours plus loin les limites de l'éthique.
Exutoire d'un sentiment de supériorité d'une espèce se croyant être l'aboutissement du parfait.
En marche vers un futur plus que jamais contaminé; trop de pétrole dispersé, trop de déchets non
recyclés. tant de merveilles nous sont offertes, l'homme sort de son sommeil, trop peu d'égard envers
la planète, la conscience en éveil...
Le vice obscur de l'ultime créature.

C'est l'homme vainqueur par l'espèce,
par sa volonté perverse d'appropriation sans condition.
Immuable règle du jeu.
L'homme gagne toujours ce qu'il veut.




10. CITOYEN DU MONDE

Plusieurs vies sur une même planète.
Eh man faut qu'tu t'y fasses.
Ici bas, chacun a sa place.
Plusieurs vies sur une même planète.
Sans distinction de classes, sans distinction de races.

Depuis que j'erre sur les deux hémisphères, l'humain n'a cessé de nourrir en son sein ce cancer
qui prospère, attise les haine, engendre les guerres entre frères pour faire de cette planète terre un enfer.
Que je sois d'ici ou d'ailleurs qu'importe.
Ma couleur de peau n'est pas la même où est le problème ?
Ouvre ton esprit à la tolérance de la différence et ne me juge pas sur mon apparence.

Plusieurs vies sur une même planète.
Eh man faut qu'tu t'y fasses.
Ici bas, chacun a sa place.
Plusieurs vies sur une même planète.
Sans distinction de classes, sans distinction de races.

Fruit du métissage sans fin, je suis un homme libre en fragile équilibre mais maître de mon destin car
mon origine est terrienne, j'appartiens à la race humaine.
Je vagabonde, je suis citoyen du monde.
Que je sois d'ici ou d'ailleurs qu'importe, tu me respectes, je suis ton frère.
Plus de barrière, plus d'intolérance envers lui, plus de raison de garder ses distances.
Ce que l'on t'a appris n'a plus d'importance.

Plusieurs vies sur une même planète.
Eh man faut qu'tu t'y fasses.
Ici bas, chacun a sa place.
Plusieurs vies sur une même planète.
Sans distinction de classes, sans distinction de races.

Je suis l'homme qui te ressemble, en tout point différent
miroir de tes peurs, exutoire de tes rancœurs.
Relativité de la notion d'étranger,
je suis immigré immigrant l'espace d'un instant.
Ma liberté ne se limite pas à un espace délimité par des frontières
paralysant les idées, les pensées qui pourtant ne vivent que par le gouvernement.
Mère terre, paix ma prière.
Citoyen multicolore d'un village planétaire porteur de l'utopie nécessaire
à l'espoir de voir tous les peuples s'unir comme frères.
A l'échelle de l'univers, l'histoire est la même.




11. LA RUE QUI GOUVERNE

Ce n'est pas la rue qui gouverne, mais c'est la rue qui essuie la morve de tes gamins, qui s'efforce de
leur apprendre à lire, à écrire et à compter ;
c'est la rue qui se déplace cinq fois par nuit pour amener le bassin de ta vieille maman, qui change
ses pansements ;
c'est la rue qui conduit le train qui t'emmène en vacances, le bus et le métro que tu ne dois pas prendre souvent ;
c'est la rue qui fait le planton des heures devant le restaurant où tu déjeunes de quelques bon plats préparés par la rue ;
c'est la rue qui achemine ton courrier, qui répare ou installe les câbles et les tuyaux qui font que tu peux prendre un bon bain chaud ;
la rue qui se lève tôt pour que tu aies du pain frais, un café et un journal;
la rue qui ramasse tes poubelles,
nettoie ton bureau,
fabrique ta prochaine voiture de fonction,
installe ton matelas et ton parasol,
répond au téléphone,
approvisionne les rayons,
tape tes discours,
taille ta haie,
photocopie,
balaye,
ausculte,
assemble,
épluche,
emballe,
graisse,
passe,
repasse,
arrose ;
c'est la rue qui paie ton salaire de ministre, augmentation de 70% comprise ;
la rue qui cotisera pour ta retraite de ministre.
Et des fois c'est la rue qui vote.
Je le dis avec une grande humanité, mais je le dis avec une grande fermeté:
Je suis dans la rue, j'y suis bien... et je t'emmerde !

(Répondeur de "la-bas si j'y suis", France Inter, le 20 mai 2003)